KINSHASA : Les agents des frontières outillés par l’AVIFEM et le Projet FIRST contre les violences basées sur le genre

Du 10 au 11 septembre 2026, la salle kampala de l’hôtel Rotana de Kinshasa a servi de cadre à un atelier de formation crucial axé sur la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et l’inclusion sociale. Organisée par l’Agence Nationale de lutte contre les Violences faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM) structure spécialisée du Ministère du Genre, Famille et Enfant en collaboration avec le projet FIRST ( Faciliter un commerce inclusif, résilient et durable), cette session de deux jours visait à doter les agents des frontières d’outils pratiques pour reconnaître, prévenir et gérer les situations de VBG, tout en promouvant le respect strict des droits humains.

Une synergie pour l’inclusion économique et sociale

Le coup d’envoi des travaux a été marqué par le mot de circonstance de Mme Naomie Busa, Coordinatrice pays du projet FIRST. Dans son intervention, elle a mis en lumière la mission cardinale de ce projet, qui s’emploie à renforcer la participation des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap et des petits commerçants transfrontaliers aux opportunités économiques régionales. À sa suite, la Directrice Générale par intérim de l’AVIFEM, représentant la Ministre du Genre, Famille et Enfant, a prononcé le mot de bienvenue avant de déclarer officiellement l’ouverture des travaux.

Jour 1 : Maîtrise des concepts et cartographie des risques aux frontières

La première journée a été rythmée par les interventions de deux expertes de haut niveau. Mme Tshibanda Lepira, DG a.i de l’AVIFEM, a ouvert le bal des formations en fixant le cadre théorique à travers une clarification rigoureuse des concepts clés liés au genre et aux violences.

En seconde partie, la Directrice Doris Bisuta a exposé les enjeux économiques et sociaux du commerce transfrontalier, avant de dresser une typologie claire des VBG perpétrées aux frontières et d’en évaluer l’impact. Elle a démontré avec brio que si le commerce transfrontalier constitue un levier économique vital pour la région, il demeure un espace de fortes inégalités sociales. D’où l’urgence d’une action inclusive et protectrice de la part des agents frontaliers.

Jour 2 : Arsenal juridique et éthique professionnelle

La seconde journée s’est articulée autour du cadre juridique, politique et des mécanismes nationaux, régionaux et internationaux de lutte contre les VBG. Développant ce module, Mme Tshibanda Lepira a lourdement insisté sur la responsabilité éthique et légale des agents des frontières dans la prévention et la sanction des abus.

Enfin, Mme Eugénie a clôturé les sessions d’apprentissage en se focalisant sur les pratiques professionnelles et les outils de prévention sur le terrain. Elle a invité les participants à s’approprier les techniques d’accueil respectueux et non discriminatoire.

Les agents commis aux frontières ont été exhortés à adopter une posture exemplaire, caractérisée par la patience, la disponibilité, l’empathie et un sens élevé des responsabilités. Cette formation de l’AVIFEM facilité par le projet FIRST marque un pas décisif vers l’humanisation des espaces frontaliers en République Démocratique du Congo, transformant ces zones de transit en des lieux sûrs et respectueux de la dignité humaine.